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Fertilité

Les options de traitement pour la fertilité (par ex. induction de l'ovulation, FIV)

Apprenez-en davantage sur la vaste gamme de traitements pour la fertilité qui ont été mis à votre disposition pour obtenir une grossesse, notamment :

L'INDUCTION DE L'OVULATION (IO)

Après avoir mené un examen physique et un bilan de fertilité votre médecin pourrait vous recommander de commencer le traitement. Si les tests de fécondité indiquent que vous avez un problème relatif à l'ovulation, il se peut que votre médecin vous recommande de débuter un traitement médicamenteux pour induire l'ovulation.

Le mode de fonctionnement du cycle reproducteur avec l'IO

Pour avoir une meilleure idée du mode de fonctionnement de l'IO, étudions le cycle reproducteur de la femme pendant qu'elle prend des médicaments pour l'IO.

Il est possible qu'on lui prescrive un médicament comme la folliculostimuline (FSH) pendant la phase folliculaire du cycle reproducteur féminin. La FSH stimule le développement de follicules dans l'ovaire et aide à produire des œufs. Le clomiphène permet d'obtenir le même résultat en donnant le signal à l'hypophyse de libérer de la FSH et de l'hormone lutéinisante (LH).

Vers le 11e jour du cycle, 1 dose unique d'un médicament appelé gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est parfois donnée pour faciliter la dernière étape de la maturation des œufs en développement et pour déclencher l'ovulation. Les œufs sont expulsés, prêts à être fécondés.

À ce stade, on tente d'obtenir une fécondation par rapports sexuels ou par insémination artificielle (IA). L'IA est une intervention au cours de laquelle un fournisseur de soins de santé insère des spermatozoïdes directement dans les voies reproductrices d'une femme. On effectue habituellement une IA lorsque le col de l'utérus ne sécrète pas de mucus ou que le mucus est de mauvaise qualité ou lorsque la numération ou la motilité des spermatozoïdes est faible. L'insémination intra-utérine (IIU) est une intervention d'IA commune par laquelle le fournisseur de soins de santé insère les spermatozoïdes directement dans l'utérus pendant la période qui précède l'ovulation.

Les médicaments pouvant être utilisés durant l'IO

Certains des médicaments ci-après imitent les actions des hormones naturelles de votre organisme et ils possèdent différents rôles dans l'induction de l'ovulation et le développement de l'œuf. Certains de ces médicaments sont disponibles sous des versions recombinantes et urinaires (souvent appelées humaines). Les versions recombinantes et urinaires sont toutes deux efficaces. Les médicaments recombinants proviennent de techniques de fabrication avancées et produisent les hormones en utilisant des techniques faisant appel à l'acide désoxyribonucléique (ADN). Les versions urinaires des médicaments sont extraites et purifiées en utilisant l'urine de femmes postménopausées.

  • Le citrate de clomiphène (Serophene®, Clomid®) est un médicament que votre médecin peut vous prescrire pour aider à induire l'ovulation en stimulant la libération de FSH et de LH par l'hypophyse.
     
  • L'hormone folliculostimuline (FSH) (GONAL-fMD, Puregon®, BravelleMC) favorise le développement des œufs dans les ovaires.
     
  • L'agoniste de l'hormone de libération de la gonadotrophine ou GnRH (LutrepulseTM) stimule la libération de FSH et de LH par l'hypophyse.
     
  • Les agents bloqueurs de l'hormone de libération de la gonadotrophine ou GnRH (CetrotideMC, Orgalutran®) bloquent les effets de la GnRH et sont utilisés pour prévenir une ovulation précoce.
     
  • Les gonadotrophines humaines de femmes ménopausées ou hMG (Menopur®, Repronex®) agissent en stimulant l'induction de l'ovulation par les ovaires.
     
  • L'hormone lutéinisante ou LH (LuverisMD) s'utilise pour favoriser le développement des œufs dans les ovaires.
     
  • La gonadotrophine chorionique humaine ou hCG (OvidrelMC) s'utilise pour stimuler la croissance finale et l'expulsion d'œufs matures par les ovaires (l'ovulation). On l'utilise souvent en association avec les médicaments de fécondité précités.
     
  • La progestérone (CrinoneMD, Endometrin®) s'utilise pour aider à préparer la muqueuse utérine à l'implantation d'un œuf (au moins) fécondé au cours, et parfois après, l'utilisation de certaines interventions comme l'insémination intra-utérine (IIU) ou la fécondation in vitro (FIV).

 Référence : Ligne-conseil en fertilité

LES TECHNOLOGIES DE REPRODUCTION ASSISTÉE (TRA)

Pour savoir si les technologies de reproduction assistée (TRA) mettent à votre disposition des méthodes qui vous conviendraient peut-être, consultez votre médecin ou un spécialiste de la fertilité. Utilisez le localisateur de cliniques pour trouver une clinique de fertilité à proximité de chez vous.

L'insémination intra-utérine (IIU)

La IIU est une méthode d'insémination artificielle couramment employée. Elle se pratique habituellement en association avec la stimulation ovarienne contrôlée, alors vous devrez peut-être employer certains des médicaments cités dans la section intitulée L'induction de l'ovulation (IO).

Quand l'injection de hCG a déclenché l'ovulation, votre médecin introduit les spermatozoïdes directement dans votre utérus au moyen d'un cathéter pour augmenter les chances de féconder l'ovule ou œuf. Les spermatozoïdes injectés ont été soumis à un procédé au cours duquel ils ont été séparés du sperme, puis lavés, dans le but d'obtenir les spermatozoïdes les plus forts et les plus actifs. Vous pouvez opter pour une IIU si votre mucus cervical est défectueux ou absent, ou si votre partenaire a un faible volume de sperme, un nombre insuffisant de spermatozoïdes ou des spermatozoïdes dont la motilité est atteinte. Une IIU est habituellement une intervention relativement simple et indolore.

Illustration 1

L'insémination intra-utérine (IIU)

L'insémination intra-utérine (IIU)
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Image © Dr. J. Herrero Garcia

La fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro est l'intervention des TRA la plus communément utilisée, elle permet de surmonter une variété de difficultés liées à la fertilité, en particulier les problèmes tubaires et les anomalies des spermatozoïdes.

Au cours du processus de FIV, on utilise souvent des médicaments pour aider à stimuler le développement et la libération des œufs d'une femme. Les œufs et les spermatozoïdes sont ensuite recueillis et placés ensemble dans une plaquette de laboratoire pour être fécondés. Quand la fécondation des œufs réussit, ils se transforment en embryons qui commencent à se diviser et à se développer. Lorsque ces embryons ont atteint un certain stade de leur développement, on les transfère à l'intérieur de l'utérus. Avec un peu de chance, l'un des œufs fécondés s'implante et se développe comme s'il s'agissait d'une conception non assistée.

Un cycle de FIV comporte 4 stades :

Illustration 2

Un protocole possible de traitement par FIV

Un protocole possible de traitement par FIV
Agoniste de la GnRH - agoniste de la gonadolibérine
FSH - folliculostimuline
LH - hormone lutéinisante
hCG - gonadotrophine chorionique humaine
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

1er stade : Stimulation ovarienne, contrôle ovarien et déclenchement de l'ovulation

L'objectif du 1er stade est de créer un grand nombre de follicules matures pour augmenter les chances d'obtenir des œufs matures ou ovocytes sains et d'une bonne taille. Comme l'organisme des femmes expulse un œuf mature chaque mois, on peut utiliser un médicament appelé folliculostimuline (FSH) pour stimuler le développement de plusieurs follicules par les ovaires. Les follicules sont des sacs remplis de liquide dans lesquels les œufs deviennent matures. Chaque follicule contient un œuf. Au début du cycle, le diamètre de chaque follicule mesure approximativement 1 mm à 2 mm.

Durant ce stade, il est possible qu'on vous prescrive d'autres médicaments servant à bloquer, suppléer ou même augmenter le cycle hormonal naturel de votre organisme. Les traitements sont individualisés et varient considérablement. Votre spécialiste de la fertilité est la meilleure personne à qui demander des renseignements supplémentaires sur cette question.

Durant ce stade, il se peut que votre spécialiste de la fertilité utilise des échographies pour surveiller le nombre et la taille des follicules en voie de maturation dans vos ovaires. On peut également utiliser des analyses de sang pour contrôler vos taux hormonaux qui aideront à déterminer le meilleur moment pour vous donner les médicaments et pour recueillir les œufs. L'illustration 2 montre un diagramme d'un protocole thérapeutique possible. N'oubliez surtout pas qu'il existe un grand nombre de diverses options de protocoles, par conséquent ne vous inquiétez surtout pas si vous en suivez un autre. Votre spécialiste de la fertilité choisira le meilleur protocole pour vous. Référez-vous à l'illustration 2.

Illustration 3

Récupération des ovocytes (œufs) pour la FIV

Récupération des ovocytes (œufs) pour la FIV
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

2e stade : Récupération des œufs

Au cours du 2e stade, un autre médicament, la choriogonadotrophine humaine (hCG) s'utilise pour stimuler la libération des œufs matures. Votre spécialiste de la fertilité identifiera les follicules matures en utilisant un appareil d'échographie, puis une aiguille lui permettra de retirer le plus grand nombre d'œufs possible des 2 ovaires. À ce moment, le diamètre de chaque follicule mesure approximativement 16 mm à 20 mm. L'illustration 3 donne un aperçu de ce procédé, en montrant comment les œufs sont retirés de leurs follicules.

Illustration 4

Le processus de fécondation pour la FIV et l'IICS

Le processus de fécondation pour la FIV et l'IICS
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

3e stade : Fécondation

À moins que vous n'utilisiez le sperme d'un donneur, le partenaire masculin fournit habituellement un échantillon de sperme environ 2 heures avant la récupération des œufs. Approximativement 50 000 spermatozoïdes sont placés avec chaque œuf dans un incubateur où ils formeront, avec un peu de chance, un embryon. Lorsqu'on ne dispose que de quelques spermatozoïdes, on peut tenter une injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde (IICS). Cette intervention se caractérise par l'injection d'un seul spermatozoïde à l'intérieur d'un œuf pour faciliter la fécondation. L'IICS est décrite en détail dans la section intitulée L'injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde.

Le jour suivant, désigné « Jour 1 » au laboratoire, on examine les œufs au microscope pour déterminer si la fécondation a eu lieu. Si c'est le cas, les embryons seront prêts à être transférés dans l'utérus dans les 2 à 4 jours qui suivent le « Jour 1 ». L'illustration 4 donne un aperçu des étapes de la fécondation.

Illustration 5

Transfert d'embryons pour les interventions de FIV

Le transfert d'embryons pour les interventions de FIV
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

4e stade : Transfert d'embryon

Les embryons sont placés dans un tube et transférés à l'intérieur de l'utérus. Cette intervention ne provoque habituellement pas de douleur, bien que certaines femmes ressentent quelques crampes. Le nombre d'embryons transférés dépend de l'âge de la femme, de la cause de l'infertilité, des antécédents de grossesse, de la qualité des embryons et d'autres facteurs. De plus en plus de cliniques de fertilité préfèrent choisir un seul embryon pour diminuer le risque de grossesses multiples. Dans certains cas, compte tenu de votre réponse au traitement, des cliniques pourraient transférer 2 ou 3 embryons tout au plus. Bien que le transfert d'un plus grand nombre d'embryons puisse augmenter les chances d'obtenir une grossesse, c'est aussi une intervention qui peut accroître le risque de grossesses multiples (des jumeaux ou des triplés). Votre spécialiste de la fertilité décidera du nombre approprié d'embryons à transférer. L'illustration 5 donne un aperçu des étapes nécessaires au transfert d'embryons.

La muqueuse utérine est préparée pour l'implantation, souvent avec l'aide d'un médicament d'appoint contenant de la progestérone. On désigne parfois cette pratique le soutien de la phase lutéale.

Cherchez-vous les définitions de certains termes relatifs à la fertilité? Consultez notre Glossaire de fertilité.

L'injection intracytoplasmique de spermatozoïde (IICS)

L'injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde (IICS) est une intervention utilisée en conjonction avec la FIV et au cours de laquelle un technicien de laboratoire s'aide d'un microscope pour tenter d'injecter un seul spermatozoïde directement à l'intérieur de chaque œuf. Pour mieux comprendre l'intervention, et les étapes que comporte une IICS, veuillez vous reporter aux descriptions précédentes des différents stades de la fécondation in vitro (FIV). En ce qui concerne l'IICS, la seule différence se produit durant le 3e stade qui est celui de la fécondation. Plutôt que de placer les œufs dans une plaquette et de les entourer de nombreux spermatozoïdes, un seul spermatozoïde est injecté dans chaque œuf. On utilise souvent l'IICS quand la numération des spermatozoïdes du partenaire masculin est basse, que la motilité de ses spermatozoïdes est faible ou que ses spermatozoïdes sont de médiocre qualité. Si la fécondation se produit après l'IICS, le transfert de l'embryon à l'intérieur de l'utérus peut avoir lieu.

Il se peut, dans certains cas, que le spécialiste de la fertilité utilise d'autres techniques avancées pour extraire directement les spermatozoïdes du testicule ou de l'épididyme (une section du canal déférent qui se trouve à l'arrière du testicule).

L'utilisation de l'IICS et de ces techniques d'extraction des spermatozoïdes a grandement amélioré la capacité des spécialistes de la fertilité à traiter les causes d'infertilité imputables à l'homme. Ces traitements ne sont toutefois pas efficaces pour les hommes qui ne produisent aucun spermatozoïde. Dans ce cas, il est nécessaire d'utiliser le sperme d'un donneur.

Illustration 6

Injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde (IICS)

Injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde (IICS)
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

L'éclosion assistée

Avant son implantation dans l'utérus, l'embryon doit se défaire de sa membrane (enveloppe) au cours d'un processus appelé « éclosion ». Chez certaines femmes, particulièrement celles d'un âge plus avancé, la membrane semble se durcir. Cela peut entraver le processus d'éclosion. Dans ces circonstances, il est possible d'amincir la membrane de l'embryon avant son transfert avec une solution acide diluée ou un traitement au laser. Cette mesure peut favoriser le processus d'éclosion et augmenter les chances de grossesse des femmes moins jeunes ou de celles qui n'ont pas obtenu de grossesse après plusieurs cycles de FIV. L'éclosion assistée peut également s'utiliser dans certains cas après la congélation d'embryons (la cryoconservation) et la décongélation de ces embryons.

Illustration 7

L'éclosion assistée

L'éclosion assistée
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP)

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP) est une technique que l'on peut utiliser pendant la fécondation in vitro pour déterminer si les embryons sont porteurs de divers troubles génétiques. On effectue le DGP avant de transférer l'embryon à l'intérieur de l'utérus. De cette façon, vous et votre partenaire diminuez le risque d'avoir un enfant atteint d'un trouble héréditaire grave.

Quand le DGP s'utilise-t-il?

Le DGP s'utilise généralement pour des couples qui ont perdu des grossesses à cause de troubles génétiques, ou pour ceux qui ont déjà un enfant porteur d'un problème génétique ou pour ceux qui sont eux-mêmes porteurs d'une maladie génétique. Avec ce test, on peut détecter le syndrome de Down, la fibrose kystique, l'hémophilie A, la maladie de Tay-Sachs et le syndrome de Turner parmi bien d'autres encore.  

On effectue le DGP en laboratoire en prélevant seulement une cellule de chaque embryon. On analyse ensuite cette cellule pour déceler la présence d'un trouble génétique précis. Une fois le diagnostic établi, ce qui prend habituellement une journée, on ne transfère dans l'utérus que les embryons dépourvus de troubles génétiques.

Si vous envisagez d'obtenir un DGP, vous devriez parler à votre spécialiste de la fertilité des risques possibles associés à cette technique. On ne peut pas détecter tous les troubles avec le DGP. De plus, les ressources nécessaires au DGP ne sont pas à la disposition de toutes les cliniques au Canada.

Illustration 8

Diagnostic génétique préimplantatoire

Diagnostic génétique préimplantatoire
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Illustration © Dr. J. Herrero Garcia

La congélation d'embryons

La cryoconservation, également désignée « congélation » nécessite la conservation d'embryons à une température très basse pour qu'on puisse les utiliser plus tard après les avoir décongelés. De nombreuses cliniques de fertilité offrent maintenant cette option.

Un grand nombre de raisons justifient l'utilisation de la cryoconservation. On y fait souvent appel quand on recueille plus d'embryons que nécessaire à un seul cycle de FIV. Les embryons en excédent sont préservés et peuvent servir au cours des cycles ultérieurs. De plus, de nombreuses personnes en âge de procréer atteintes d'un cancer congèlent actuellement leurs embryons avant d'entreprendre une radiothérapie ou une chimiothérapie susceptible de nuire à leur fécondité. Bien que les taux de grossesses avec les embryons congelés se soient améliorés au cours des dernières années, les taux de réussite de la FIV sont généralement moins élevés lorsqu'on utilise des embryons congelés plutôt que des embryons fraîchement fécondés. Le taux de survie après la décongélation dépend fréquemment de la qualité des embryons au moment de la congélation.

La congélation de gamètes (œufs ou spermatozoïdes) et de tissu ovarien est l'une des techniques expérimentales à l'étude dans le cadre de la préservation de la fécondité. Ces techniques peuvent s'avérer utiles pour les femmes atteintes d'un cancer, car les traitements par la chimiothérapie et la radiothérapie peuvent souvent avoir un effet nocif sur la fécondité. La congélation des gamètes et du tissu ovarien est une technique relativement nouvelle qui n'est pas mise à la disposition des patients de toutes les cliniques de fertilité.

Pour en savoir davantage sur la cryoconservation, parlez à votre spécialiste de la fertilité.

Référence : Ligne-conseil en fertilité

LES INTERVENTIONS CHIRURGICALES LIÉES À LA FÉCONDITÉ

Selon votre diagnostic, il se peut que votre médecin vous recommande une intervention chirurgicale comme traitement initial. Par exemple, lorsque le diagnostic est posé pour des affections comme l'endométriose ou des fibromes, le spécialiste de la fertilité pourrait recommander tout d'abord une intervention chirurgicale pour corriger les problèmes soupçonnés de faire obstacle à la conception. Dans d'autres cas, l'intervention chirurgicale pourrait devenir une option ultérieure. Votre médecin tiendra compte des particularités de votre cas lorsqu'il recommandera un plan de soins.

Dans certains cas, votre spécialiste de la fertilité pourrait utiliser des médicaments en association avec la chirurgie pour augmenter les chances de conception. D'autres traitements pourraient être suivis pour commencer, et l'intervention chirurgicale ne deviendrait la solution de choix que lorsque ces traitements se seraient avérés infructueux. Chaque personne est différente, et le plan de soins de votre médecin sera basé sur son diagnostic et votre passé médical.

Parmi les problèmes anatomiques qui pourraient être corrigés par une intervention chirurgicale, on retrouve :

L'endométriose

Le traitement de l'endométriose est établi en fonction de sa gravité. Dans certains cas, votre médecin recommandera peut-être un traitement médicamenteux avant de recourir à la chirurgie. Dans d'autres cas, il pourrait recommander une intervention chirurgicale pour retirer les foyers d'endométriose. L'une de ces interventions est une laparoscopie. On pratique une incision dans la partie inférieure de l'abdomen et on utilise un laparoscope (un instrument semblable à un télescope muni d'un système optique) pour examiner la cavité pelvienne. Puis, on retire l'endométriose en utilisant des techniques de microchirurgie ou de la chirurgie au laser. Votre médecin pourrait à l'occasion utiliser d'autres médicaments en conjonction avec la chirurgie pour augmenter vos chances de conception. Si ces traitements sont inefficaces, il se peut que votre spécialiste de la fertilité vous suggère d'autres traitements.

Les adhérences

On pose souvent le diagnostic d'adhérences au moyen de la laparoscopie qui est une intervention chirurgicale permettant à un fournisseur de soins de santé de visualiser l'intérieur de la cavité pelvienne et des organes reproducteurs féminins. Au cours de l'intervention, un instrument semblable à un télescope et muni d'un système optique, un laparoscope, est introduit dans la cavité pelvienne à travers une minuscule incision pratiquée juste sous le nombril de la femme. On peut utiliser d'autres instruments, comme un laser ou un galvanocautère pour retirer les adhérences au cours de l'intervention chirurgicale. Ces instruments sont également introduits par de petites incisions.

Pour diagnostiquer les adhérences intra-utérines, un médecin peut utiliser une intervention radiologique appelée hystérosalpingographie (HSG). L'hystéroscopie est toutefois une méthode de diagnostic plus précise. Au cours de cette intervention, un hystéroscope (un autre instrument mince semblable à un télescope) est inséré par le col de l'utérus pour visualiser la cavité utérine. En général les adhérences intra-utérines se retirent au cours d'une intervention guidée par un hystéroscope et avec des instruments comme un laser, un galvanocautère ou des ciseaux.

Les fibromes

Votre spécialiste de la fertilité devra peut-être pratiquer une hystéroscopie pour détecter la présence de fibromes. Au cours de cette intervention, votre médecin injecte un petit volume de solution saline stérile à l'intérieur de l'utérus en passant un petit cathéter par le col de l'utérus. On effectue ensuite une échographie. Ce test peut se faire dans le cabinet de consultation de votre médecin.

Si votre médecin soupçonne que vos problèmes de fécondité sont causés par des fibromes, il pourrait vous recommander une intervention chirurgicale. La myomectomie est l'une de ces interventions par lesquelles on enlève chirurgicalement 1 ou plusieurs fibromes. Il est parfois possible d'effectuer une myomectomie laparoscopique, une intervention moins invasive et nécessitant un temps de récupération beaucoup moins long.

Une malformation utérine

Il y a de nombreux types de malformation utérine. Le type le plus commun, l'utérus bicorne limite l'espace que peut occuper l'embryon, puis le fœtus qui se développe dans l'utérus. Il est possible d'effectuer une intervention chirurgicale pour corriger cette anomalie et créer une cavité utérine plus grande.

Un utérus biloculaire est un utérus divisé par une cloison interne. Dans certains cas, cette paroi peut s'étendre sur toute la longueur de la cavité utérine jusqu'au col. Cette affection est opérable, il suffit de retirer le septum (la cloison). Après avoir pratiqué une incision abdominale, on effectue l'intervention par hystéroscopie ou par laparoscopie (reportez-vous à la rubrique Les adhérences. Après cette intervention chirurgicale correctrice, les chances de concevoir augmentent généralement.

Référence : Ligne-conseil en fertilité

LES DONS ET LA MATERNITÉ DE SUBSTITUTION

Plusieurs types de dons peuvent être utilisés dans le cadre des technologies de reproduction assistée.

Le don d'œuf par lequel une femme (une donneuse) « donne » ses œufs pour permettre à une autre femme (la receveuse) de concevoir.

Dans le don d'œuf, on effectue la fécondation in vitro (FIV) de la façon habituelle, la donneuse reçoit les médicaments de fécondité pour stimuler la production de plusieurs œufs dans ses ovaires. Il se peut qu'en même temps la receveuse utilise des médicaments pour que son cycle soit synchronisé avec celui de la donneuse et que son corps soit préparé à recevoir l'embryon. L'œuf est alors fécondé au laboratoire et les embryons sont implantés dans l'utérus de la receveuse.

En général, le don d'œuf peut représenter une option pour une femme dans les circonstances ci-après :

  • elle avance en âge et les autres traitements ont échoué;
  • elle a eu une ménopause précoce;
  • elle est peut-être porteuse d'un trouble génétique qui aurait été mis en évidence par des analyses de sang;
  • elle a fait des fausses couches inexpliquées et répétées;
  • elle a une sœur ou une amie intime qui est disposée à lui servir de donneuse d'œuf.

Même lorsqu'une femme est âgée de plus de 40 ans, le taux de réussite pour les couples qui se prêtent à la fécondation in vitro (FIV) accompagnée de don d'œufs est approximativement le même que le taux de réussite pour la FIV des femmes plus jeunes.

Pour en savoir davantage sur le don d'œuf ou pour déterminer si vous êtes une bonne candidate, consultez votre spécialiste de la fertilité.

 De concert avec votre partenaire vous choisirez peut-être d'avoir recours à un don de spermatozoïdes si le partenaire masculin ne produit pas de spermatozoïdes ou des spermatozoïdes de très médiocre qualité, s'il a suivi auparavant une radiothérapie ou un traitement par la chimiothérapie ou s'il est porteur d'un trouble génétique qu'il pourrait transmettre à ses enfants. Les femmes célibataires et les couples homosexuels qui désirent un enfant utiliseront aussi la technique d'insémination avec donneur (IAD). Pour en savoir davantage, consultez votre médecin ou un spécialiste de la fertilité.

 Le don d'embryon consiste à accepter les œufs d'une donneuse après qu'ils aient été fécondés par les spermatozoïdes de son partenaire ou par les spermatozoïdes d'un donneur. Les femmes et les couples qui entreprennent la technique de la FIV peuvent choisir de donner les embryons fécondés qui n'ont pas été utilisés dans leur cycle. S'il s'agit d'un couple, chaque partenaire doit donner son consentement. Les embryons donnés sont ensuite transférés dans l'utérus de la receveuse.

La maternité de substitution se produit quand une femme mène à terme la grossesse d'une autre femme. Il existe 2 types de maternité de substitution : l'un est gestationnel et l'autre traditionnel.

La maternité de substitution gestationnelle implique la participation d'une mère porteuse pour mener à terme une grossesse qui a débuté par l'union de l'œuf et du spermatozoïde de deux autres personnes. Par exemple, une femme dont les ovaires fonctionnent normalement, mais dont l'utérus est manquant (ou présente une malformation), pourrait de concert avec son partenaire décider d'avoir recours à la FIV et faire transférer les embryons qui en résultent dans l'utérus d'une femme qui deviendrait la mère porteuse gestationnelle.

Dans la maternité de substitution traditionnelle, la mère porteuse entreprend une FIV avec ses propres œufs, qui ont été inséminés par les spermatozoïdes du partenaire masculin d'un couple infertile. La partenaire féminine ou le couple doivent ensuite légalement adopter l'enfant après sa naissance.

Les aspects émotionnels des dons et de la maternité de substitution

Le fait de suivre des traitements pour la fertilité peut constituer un processus émotionnel et frustrant. La prise de décision au sujet des dons ou de la maternité de substitution peut ajouter une autre dimension émotionnelle à votre relation. Et c'est la raison pour laquelle votre partenaire et vous-même chercherez peut-être à obtenir un avis juridique et une consultation psychologique avant d'entreprendre ces démarches. Il existe de nombreuses ressources et organisations susceptibles de vous aider

En plus des enjeux émotionnels et psychologiques, les dons et la maternité de substitution se compliquent souvent de questions d'ordre juridique. Il serait souhaitable que vous consultiez un avocat ayant une expertise confirmée dans ce domaine avant d'entreprendre des techniques de procréation faisant appel à une tierce partie.

Pour déterminer si vous seriez une bonne candidate à une méthode exigeant un don ou une maternité de substitution, parlez à votre spécialiste de la fertilité.

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