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Virus du Nil occidental

(Encéphalite à virus du Nil occidental)

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) est transmis à l'humain par la piqûre d'un moustique infecté. Le moustique est lui-même infecté lorsqu'il se nourrit du sang d'un oiseau porteur du virus. Après 2 semaines environ, le moustique est en mesure de transmettre le virus aux humains et aux animaux qu'il pique pour se nourrir. Le virus ne se transmet pas d'une personne à l'autre, pas plus qu'il ne peut être directement contracté d'un animal infecté comme un oiseau, un cheval ou un animal de compagnie.

C'est en 1937 en Ouganda, dans la région du Nil occidental, qu'on découvre le virus du Nil occidental. Pendant des décennies, le virus restera confiné en Afrique, au sous-continent indien, à certaines régions du Moyen-Orient et en Europe. En 1999, une alerte est déclenchée après qu'on ait décelé sa présence dans la ville de New York et qu'il ait causé la mort de 7 personnes. Au Canada, on détecte sa présence pour la première fois sur un oiseau infecté en 2001. En septembre 2002, le Canada connaît ses premiers cas humains confirmés sur des citoyens du Québec et de l'Ontario.

En 2003, le VNO s'est propagé dans 8 provinces et 1 territoire du Canada : Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique et Yukon. Plus de 1 400 Canadiens sont tombés malades à la suite de cette infection virale cette année-là. Depuis lors, un certain nombre de cas de VNO sont répertoriés chaque année; cette propagation continue du virus indique probablement que ce virus n'est pas prêt de disparaître. Chaque année, au cours de la saison du virus du Nil occidental, l'Agence de santé publique du Canada (ASPC) publie des rapports hebdomadaires sur l'activité du VNO au Canada.

Le VNO attaque le système nerveux central. En général, l'infection cause des symptômes relativement bénins, de type grippal, mais il arrive aussi qu'elle soit totalement asymptomatique. Toutefois, dans les cas graves, l'infection par le VNO peut être mortelle. Les provinces touchées ont déjà mis sur pied des stratégies énergiques pour tenter d'enrayer le problème, y compris des programmes de surveillance destinés à localiser et à évaluer le nombre d'oiseaux et de moustiques infectés.

Causes

Les moustiques s'infectent en piquant des oiseaux porteurs du virus et propagent la maladie en piquant d'autres oiseaux ou des humains. Les moustiques porteurs du virus peuvent également le transmettre aux chevaux et à d'autres animaux. Les glandes salivaires du moustique servent de réservoir au virus. Le moustique transmet donc le VNO aux humains et aux animaux qu'il pique en se nourrissant de leur sang. Les taux d'infection les plus importants ont été observés en juillet et en août.

Certaines données indiquent également que le VNO peut se transmettre à l'humain par la transfusion sanguine et la greffe d'organes ou de tissus, mais que ce risque est plutôt faible. Santé Canada travaille en étroite collaboration avec la Société canadienne du sang et Héma-Québec, les seuls fournisseurs de sang au Canada, pour s'assurer que le virus du Nil occidental, tout comme d'autres menaces infectieuses, n'est pas transmis par les réserves de sang. D'autres données indiquent que le virus peut aussi se transmettre au fœtus pendant la grossesse, et au nourrisson par allaitement.

Le virus du Nil occidental appartient à un groupe de virus similaires dont certains ont des conséquences moins graves, comme la dengue et l'encéphalite de Saint-Louis. Cela signifie que plusieurs autres virus peuvent causer des symptômes similaires, et qu'il faut donc les exclure avant de poser un diagnostic définitif d'infection par le VNO.





Symptômes et Complications

La majorité des médecins sont d'avis que le risque d'une personne de tomber gravement malade à la suite d'une infection par le virus du Nil occidental est extrêmement faible. Environ 80 % de ceux qui contractent le virus ne ressentiront aucun symptôme. Les personnes chez qui l'infection cause une maladie éprouvent des symptômes variables, qui se manifestent en général dans les 2 à 15 jours qui suivent l'inoculation.

Jusqu'à 20 % des personnes infectées souffriront d'une fièvre du VNO dont les caractéristiques s'apparentent à celle d'une grippe bénigne : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, nausées et vomissements, parfois accompagnés d'un gonflement des ganglions lymphatiques ou d'une éruption cutanée sur la poitrine, au niveau de l'estomac et dans le dos.

Santé Canada et les US Centers for Disease Control and Prevention estiment que moins de 1 % des personnes infectées (environ 1 personne infectée sur 150) auront des symptômes graves et que moins encore connaîtront des complications susceptibles d'être fatales. Les personnes de plus de 50 ans, qui ont une maladie chronique (comme le cancer, le diabète, l'alcoolisme ou une affection cardiaque) ou qui présentent une déficience du système immunitaire, sont plus exposées aux complications graves du VNO.

Parmi les symptômes graves, on note une forte fièvre, des maux de tête, des raideurs au cou, de la confusion, des tremblements et des convulsions. L'infection par le virus du Nil occidental peut entraîner une encéphalite (une inflammation du cerveau) ou une méningite (une inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau). Le VNO peut causer un gonflement du cerveau ou de la moelle épinière et ainsi entraver le débit sanguin de ces régions. Un tel phénomène risque de provoquer un coma, une paralysie ou même la mort. Certains garderont des séquelles neurologiques.

Les scientifiques ne comprennent pas pourquoi certaines personnes récupèrent rapidement, tandis que d'autres restent aux prises avec des problèmes de santé persistants, pouvant inclure entre autres :

  • des conséquences physiques telles qu'une faiblesse musculaire et une paralysie persistantes, de la fatigue et des maux de tête;
  • de la confusion, une dépression, des difficultés à se concentrer et des troubles de la mémoire;
  • des difficultés à accomplir les activités de la vie quotidienne comme la préparation des repas ou le magasinage.

Même si la majorité des personnes qui souffrent de symptômes de type grippal bénins n'auront pas besoin de subir d'analyses sanguines, il est préférable de consulter le médecin en présence des symptômes suivants :

  • de la confusion;
  • des crises convulsives ou épileptiques;
  • une enflure excessive ou une infection au niveau d'une piqûre de moustique;
  • de la fièvre;
  • une faiblesse musculaire;
  • des maux de tête intenses;
  • une raideur du cou;
  • une sensibilité à la lumière ou une incapacité à accomplir les activités de la vie quotidienne.



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