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Santé mentale

Les symptômes d'un travail de deuil néfaste

Le chagrin qui accompagne un deuil tient du paradoxe. Autrement dit, lorsque vous avez l'impression que votre comportement est le plus anormal, vous êtes probablement dans la bonne voie. Si toutefois vous avez l'impression que tout va bien la plus grande partie du temps, c'est peut-être parce que vous refoulez votre chagrin. Et cela signifie qu'il resurgira plus tard sous une forme altérée. Un processus de deuil qui devient néfaste peut avoir des conséquences angoissantes, et même influer sur votre santé physique ou psychologique.

L'absence de chagrin
Vous ne ressentez vraiment pas grand chose de différent que lorsque l'être cher était encore en vie. Bien sûr, il y a des moments où vous êtes au seuil de la détresse, mais vous vous ressaisissez avant qu'elle ne vous envahisse. Vous évitez la tristesse, même dans les moments de solitude. Vous semblez bien fonctionner, cependant vous avez surtout réussi à ensevelir les réactions au chagrin. Cette façon de réagir aura éventuellement un effet sur votre santé parce qu'avec le temps le stress s'accumule considérablement.

Ce qu'il faut faire : adoptez un comportement plus ouvert, confiez-vous au besoin a une personne de votre entourage. Ne craignez pas de vous laisser aller à la douleur. Elle perdra de son intensité à mesure que vous l'extérioriserez en la relatant ou en la notant par écrit. L'activité sous forme de grandes promenades pourrait également vous apporter du soulagement.

Le chagrin différé
Au moment de la perte de l'être cher, vous aviez un emploi du temps très chargé et le rythme de votre vie ne s'est pas ralenti pour autant. À certains moments vous ne pouvez pas faire autrement que de vous effondrer et sombrer dans de longues périodes de sommeil avant de vous relever et repartir non-stop de nouveau. Vous avez peut-être connu quelques instants de tristesse et vous en avez déduit que vous aviez réalisé la clôture du deuil. Puis, sans crier gare une puissante « vague de chagrin » déferle sur vous et vous ressentez une intense tristesse, une violente colère ou d'autres émotions aussi pénibles. L'amplitude de votre bouleversement a peut-être été d'autant plus surprenante que vous aviez l'impression de très bien vous sortir de votre travail de deuil.

Ce qu'il faut faire : ralentissez l'allure et donnez-vous de temps en temps la permission de ressentir les émotions pénibles suscitées par la perte de l'être cher. Une occupation vous serait peut-être bénéfique, mais l'activité est aussi un moyen d'éviter la souffrance qui accompagne une perte. Réfléchissez à la façon dont vos parents faisaient face au chagrin. Étaient-ils ouverts et se soutenaient-ils?

Le chagrin prolongé
Plus d'une année s'est écoulée depuis la perte de l'être cher, mais un grand trouble vous bouleverse trop souvent encore. Parfois il vous semble que votre chagrin empire, et cette perspective vous inquiète. Il est fort probable que vous ne parvenez pas à vous dégager de la personne défunte ou disparue, et qu'il y a des choses dont vous auriez aimé lui faire part.

Ce qu'il faut faire : écrivez une lettre à la personne disparue pour lui dire toutes les choses que vous n'avez pas eu l'occasion de lui confier lorsqu'elle était présente. Donnez également libre cours à vos sentiments. Essayez de lui pardonner le mal qu'elle vous a fait, puis projetez d'accomplir quelque chose de symbolique pour la laisser partir, comme lire votre lettre sur sa tombe et la brûler ensuite.

Le chagrin excessif (« bloqué »)
Le chagrin d'une personne endeuillée suit un parcours qui ressemble à une excursion sur une longue chaîne de montagnes russes. Si vous ne traversez pas de tels épisodes d'émotions diverses, votre chagrin est peut-être « bloqué ». Autrement dit, il s'agit souvent d'une émotion altérée que vous vous surprenez à ressentir fréquemment sous forme de colère ou de dépression. Ceci arrive peut-être parce que vous n'avez jamais pris l'habitude de partager vos sentiments ouvertement, et vous avez tout simplement besoin d'apprendre à le faire. Des affaires non réglées comme celles liées à un chagrin prolongé présentent une autre possibilité.

Ce qu'il faut faire : autorisez-vous à vous ouvrir davantage de manière à pouvoir éprouver des émotions plus variées. Songez aux affaires non réglées avec la personne disparue et envisagez la possibilité de lui écrire une lettre.

Denis Boyd, MA, 
en collaboration avec l'équipe clinique de MediResource
[traduction]




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